juin 06, 2014

Carnet de route sur mon voyage en Irlande

Comme vous avez pu le constater, le blog fut moins mis à jour en mai car j’ai fait un circuit de 10 jours en Irlande avec ma famille. L’Irlande est un petit pays que nous avons presque entièrement parcouru (excepté la partie sud est). Nous avons vu des régions et des sites magnifiques, et nous avons eu énormément de chance concernant le temps, puisqu’il pleuvait la plupart du temps quand nous étions sur la route dans le bus, et que le soleil pointait le bout de son nez lors de nos visites à l'extérieur. Même si j’ai adoré mon séjour là bas, je vous déconseille tout de même l’agence de voyages Gallia avec laquelle nous sommes partis. Je trouve en effet que le voyage n’était pas vraiment rentable si l’on compare le prix par personne et la plupart des visites qui étaient gratuites. D’ailleurs, j’ai été déçue de ne pas visiter de château ou de manoir alors que nous en avons croisés plusieurs sur notre route. De plus, l’agence de voyages Gallia a eu pas mal de problèmes d’organisation, et je pense qu’ils ont dû mettre un budget de 5 à 7€ maximum par personne le midi pour le déjeuner tellement on mangeait mal…

Avant de partager avec vous mon carnet de route (qui est assez long) et mes très belles photos, je tiens à vous parler un peu de l’Irlande sur plusieurs plans.



L’Irlande est séparée entre l’Irlande du sud (appelée la plupart du temps "République Irlandaise") et l’Irlande du Nord.
Dublin est la capitale de la République Irlandaise (Eire en irlandais), membre de l'Union européenne depuis 1973. C'est une république qui s'étend sur les 26 des 32 comtés historiques de l'île d'Irlande qu'elle partage avec l'Irlande du Nord (les six comtés restants), restée partie constitutive du Royaume-Uni. Le symbole officiel de la République Irlandaise est la harpe celtique (qui figure sur les pièces d’euro). Le pays a connu une forte croissance depuis le début des années 1980 avant de subir l'explosion de la bulle spéculative immobilière et d'être l'un des plus touchés par la crise financière de 2007-2010. En 2010, son déficit public s'établissait à 32,4 % du PIB pour un taux de chômage supérieur à 14 % de la population active. La République Irlandaise compte entre 4 700 000 et 5 millions d’habitants. Sa devise est l’euro et le pays a deux langues officielles : l’anglais et le gaélique (que l’on appelle aussi l’irlandais). La morphologie de l'île comprend une plaine centrale entourée de montagnes et de collines, particulièrement dans le Donegal et le Wicklow. Les paysages sont faits de tourbières, de lacs et de rivières. L'Irlande possède d'ailleurs le plus long fleuve des Îles Britanniques : le Shannon, qui parcourt 386 km du nord au sud-ouest avant de se jeter dans l'océan Atlantique. Deux autres cours d'eau sont également particulièrement importants : la Barrow et la Blackwater.

L'Irlande du Nord (en irlandais : Tuaisceart Éireann), qui compte environ 2 millions d’habitants, est l'une des quatre nations constitutives du Royaume-Uni. Elle a été créée en 1921 par le Parlement britannique en application du Government of Ireland Act. L'Irlande du Nord, qui est une monarchie constitutionnelle, possède six comtés traditionnels : Antrim, Armagh, Derry, Down, Fermanagh et Tyrone. Sa devise est la livre sterling. La capitale est Belfast, et Londonderry est la seconde ville d’Irlande du Nord.


SPORT :

Le football gaélique
(Peil, Peil Ghaelach ou Caid en irlandais) est le sport le plus populaire d'Irlande. Si le jeu ressemble un peu au rugby à XV, il est moins violent que ce dernier, puisque le plaquage et le tacle sont interdits. Les règles sont simples et offrent plus de liberté à l'équipe qui attaque. C'est un sport totalement amateur, et chaque joueur ne peut jouer que pour une seule équipe dans toute sa vie, celle du comté d'où il était originaire.

Le hurling (en irlandais : iománaíocht ou iomáint) est un sport collectif d'origine irlandaise se jouant en extérieur. Le hurling se joue avec une crosse appelée hurley ou camán utilisée pour taper dans une balle nommée sliotar. Ce sport est une forme de soule à crosse. Ce sport est considéré comme étant le sport d’équipe le plus rapide. Le hurling est l'un des deux principaux sports gaéliques avec le football gaélique dont il partage un certain nombre de règles et de structures, comme le terrain, le nombre de joueurs, la manière de compter les points et une partie de la terminologie. Il est régi par l'Association athlétique gaélique (ou GAA) qui en est le garant des règles et l’organisateur des principales compétitions en Irlande et dans le monde.



NOURRITURE & BOISSON :

Au petit déjeuner, les irlandais mangent surtout du salé. De très nombreux plats intègrent dans leur recette la pomme de terre (on en a mangée pendant tout le séjour, midi et soir…). Parmi les nombreux exemples de plats irlandais simples, on trouve l’Irish stew (ragoût irlandais). Les irlandais consomment peu de variétés de poisson, surtout du saumon et du cabillaud. Concernant les desserts, ils aiment beaucoup le Sherry Trifle (qui est apparemment un dessert anglosaxon) dont je ne raffole pas trop. Il faut avouer que les irlandais ne sont pas les meilleurs en cuisine... Ils font tout bouillir, les légumes, la viande... et ils ne mettent quasiment jamais d'assaisonnement (ou même d'épice)... donc en général leurs plats ne sont pas très gouteux. Cela nous a souvent fait rire car les plats sont souvent très mal présentés, si on était à Top Chef, ils n'iraient pas bien loin dans la compétition hihi. Les irlandais adorent boire et trainer dans les pubs. Ils boivent beaucoup de bière (notamment la célèbre Guinness), de whiskey, et bien sûr l'Irish Coffee (café irlandais qui contient du whiskey).

Un Sherry Trifle bien présenté
Une tarte à la rhubarbe. Appétissant... n'est-ce pas ?!


LITTERATURE :

La littérature irlandaise est étonnamment prolifique. Pour un pays relativement petit, l’Irlande a fait une contribution disproportionnée au monde littéraire dans tous ses domaines. Les œuvres les plus connues en dehors du pays sont de langue anglaise ; les œuvres en irlandais continuent à constituer une partie de la littérature produite, même si l'ampleur de la littérature écrite en irlandais s'est radicalement réduite depuis le XVIIe siècle. Bien que les épopées de l’Irlande celte fussent écrites en prose et non en vers, la plupart des gens considéreraient probablement que la fiction irlandaise commence au XVIIIe siècle avec les œuvres de Jonathan Swift (avec Les Voyages de Gulliver) et Oliver Goldsmith (avec Le vicaire de Wakefield).



MUSIQUE :

La musique la plus ancienne connue en Irlande est celle des harpistes des clans gaéliques datant du IXe siècle. La harpe figure comme emblème du pays depuis au moins le XIIIe siècle. On ne sait rien des musiciens non professionnels ni des danses pratiquées à l'époque mais le harpiste accompagnait un poète qui proclamait les louanges du chef de clan auquel il était rattaché. De nombreux artistes irlandais sont connus internationalement : U2, The Corrs, The Cranberries, Sinéad O'Connor, The Chieftains, Enya... Pendant notre séjour, nous avons acheté des albums de plusieurs artistes irlandais que nous ne connaissons pas (Clannad, Tina Mulrooney, et des compilations...), mais je suis certaine que ça me plaira !

 Nolwenn Leroy & Andrea Corr chantent Mna Na H-Eireann (Women of Ireland)


HISTOIRE :

Je termine par l'histoire car l'Irlande a un lourd et long passé. L'histoire de l’Irlande commence avec les premières traces d’habitations humaines, aux environs de 8000 av JC, quand des chasseurs-cueilleurs venant de Grande-Bretagne et d’Europe continentale s'installent sur l'île. Quelques traces archéologiques de cette période sont visibles, mais ce sont leurs descendants et les nouveaux arrivants du Néolithique (particulièrement originaire de la péninsule ibérique), qui furent responsables des principaux sites du Néolithique comme Newgrange, Knowth (dont je vous reparlerai)... À la suite de l’arrivée de Saint Patrick et d’autres missionnaires chrétiens dans la première partie du Vème siècle, le christianisme supplanta la religion païenne à partir de 600. À partir d’environ 800, plus d’un siècle d’invasions vikings ont fait des ravages dans la culture monastique et dans les différentes dynasties régionales de l’île, mais ces institutions se sont montrées suffisamment fortes pour survivre et assimiler les envahisseurs. L’arrivée de mercenaires normands sous le commandement de Richard de Clare dit « Strongbow », 2nd comte de Pembroke, en 1169, marque le début de plus de 700 ans d’implication directe des Normands puis par la suite des Anglais en Irlande. Le royaume d'Angleterre ne cherchera pas à obtenir le contrôle complet de l’île avant la Réformation anglaise, quand le manque de loyauté des vassaux irlandais fut l’élément déclencheur d’une série de campagnes militaires entre 1534 et 1691. Cette période fut également marquée par une politique de colonisation de l’Angleterre qui conduisit à l’arrivée de milliers d’Anglais et d'Écossais, protestants, en Irlande. Alors que la défaite militaire et politique de l’Irlande gaélique devenait plus claire au début du XVIIe siècle siècle, l’émergence de la religion comme nouveau facteur de division se ressentait. À partir de cette période, les conflits liés à la religion devinrent un thème majeur de l’histoire de l’Irlande. Le renversement, en 1613, de la majorité catholique dans le Parlement d'Irlande se réalisa principalement à travers la création de bon nombre de nouvelles municipalités, toutes dominées par des protestants. À partir de la fin du XVIIe siècle, les catholiques, qui représentaient 85 % de la population, furent bannis du Parlement. Le pouvoir politique était totalement détenu par les colonisateurs britanniques tandis que la population catholique souffrait de privations économiques et politiques. En 1801, le Parlement irlandais fut totalement aboli, l’Irlande étant intégré dans le Royaume-Uni de Grande-Bretagne par l’ « Acte d'Union ». Les catholiques furent encore interdits de siéger au nouveau Parlement jusqu’à l’émancipation atteinte en 1829, sous condition que les plus pauvres, les plus radicaux et les indépendantistes soient interdits de vote. Le Parti parlementaire irlandais s’efforça à partir des années 1880 d’obtenir un gouvernement autonome à travers un mouvement parlementaire constitutionnel qui aboutit finalement sur le « Home Rule Act » en 1914, mis en suspens par la guerre. En 1922, après la guerre d’indépendance irlandaise, les 26 comtés du sud de l’Irlande se détachent du Royaume-Uni pour devenir l’État Libre d’Irlande, puis l'Irlande après 1948. Les 6 comtés restants au nord-est, connus sous le nom d’Irlande du Nord, ont été touchés par des conflits sporadiques entre nationalistes (catholiques) et unionistes (protestants). Ce conflit éclata au cours des « Troubles » à la fin des années 60, pour aboutir sur une paix difficile 30 ans plus tard (source : wikipedia).
L’Irlande connut aussi une grande famine. La Grande Famine (en irlandais An Gorta Mór) est le nom donné à une famine majeure en Irlande entre 1845 et 1852. Cette catastrophe fut en grande partie le résultat de cinquante années d'interactions désastreuses entre la politique économique impériale britannique, des méthodes agricoles inappropriées et l'apparition du mildiou sur l'île, un parasite qui anéantit presque intégralement les cultures locales de pommes de terre, nourriture de base des paysans irlandais, l'immense majorité de la population d'alors.

St. Patrick

Je commencerai mon carnet de route très prochainement en vous parlant de mon passage à Dublin !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire